Elle s’appelle Ruby

Hier, j’ai vu un film amusant : « Elle s’appelle Ruby ». (Ruby Sparks – Titre original)

20217764Ce film raconte la vie d’un écrivain, Calvin, qui, après avoir écrit un best-seller, a beaucoup de mal à trouver l’inspiration pour un deuxième roman. Il décide  finalement de raconter la vie d’un personnage féminin, Ruby, qui est pour lui, la femme idéale. Un matin, cette création de fiction prend vie et se retrouve dans la maison de Calvin, amoureuse de l’auteur. Plus question d’écrire une nouvelle ligne sans bouleverser la vie réelle de Ruby. Que doit faire l’écrivain, profiter de sa puissance de créateur et jouer avec les sentiments de celle qui l’aime ou lui révéler la vérité ?

Zoe Kazan, qui a écrit ce scénario, s’attaque de façon habile aux rapports de forces dans le couple. Par la comédie et avec cette entourloupe magique, l’apparition dans la vie réelle d’un personnage de roman, elle montre habilement qu’on ne doit pas changer l’autre mais plutôt le respecter, avec ces différences, ces qualités et ces défauts.

J’ai retrouvé des petits airs de Woody Allen dans cette comédie légère. Les deux réalisateurs, Jonathan Dayton et Valeris Faris, sont d’ailleurs des cinéastes indépendants. Ils ont réalisé un premier film – LITTLE MISS SUNSHINE – qui est, paraît-il, un bijou du cinéma que je vais m’empresser de voir.

J’espère pour ma part que mon Robbie Smith ne va pas se retrouver un matin, sur le pas de ma porte, pour me demander des comptes… j’y réfléchirai à deux fois avant de créer mes personnages!

Un cerveau dans un bocal

La pensée n’est-elle que l’émanation d’une réaction purement chimique ? Une sorte de gaz psychique ? Pourrions-nous, in vitro, réaliser cette matière ayant les caractéristiques et le fonctionnement de notre pensée ? Notre esprit hors de notre corps et dans un bocal, voilà une immortalité peu enviable. Voyez plutôt l’article paru dans l’express (lien) où l’on explique que des chercheurs ont réussi à recréer un cerveau en laboratoire. Heureusement, il paraît que cette « chose » n’a pas de conscience, mais comment ont-ils pu vérifier?  Ça fait froid dans le dos, non ?

Stress et angoisse

Ça y est, c’est parti, le livre est sorti. Que de stress et d’angoisse ! Comment va-t-il être reçu ? Que vont penser mes lecteurs ? Tant de questions que je me pose et que mon estomac a beaucoup de mal à dénouer. Il est comme un ballon de foot dégonflé, tordu par la dépression de l’air. Pour soigner tout ça, je vais vite me remettre au boulot. Le théâtre avec la troupe Arc-En-Ciel où il me faudra absorber un long texte pour les premières représentations de novembre et en parallèle le prochain roman qui commence à me remplir la tête. Une fin d’année qui s’annonce riche. Une petite pensée pour terminer : « Tous les alcooliques ne sont pas des écrivains, mais est-ce que l’inverse est vrai ?« . J’attends vos commentaires.